La RFID, histoire d’une technologie datant de la seconde guerre mondiale

Depuis 1935, la RFID apporte son lot de progrès dans les domaines de la logistique, du commerce et du social. Elle fait ses premiers pas dans le domaine militaire.

Nous nous intéresserons à l’âge de pierre de l’identification par fréquence radio, bénéfique aux équipements et l’armement durant la guerre. Découvrons les origines lointaines de la technologie RFID à l’heure de ses soubassements.

En cette ère numérique, nous évoluons certainement plus vite qu’autrefois tout comme le système de gestion des entrepôts. Dans le monde entier, nous constatons une sollicitation croissante vers cette technologie. Par le passé, le code barre était utilisé pour scanner les marchandises une par une afin d’identifier leur statut. Aujourd’hui, la RFID est introduite pour aider les entreprises à économiser de la main-d’œuvre, gagner en temps et en frais d’exploitation.

Mais savez-vous que la RFID n’a pas été inventée au départ dans le but d’avoir un meilleur système d’exploitation des entrepôts ? Elle a une longue histoire depuis la Seconde guerre mondiale à nos jours. Les différentes étapes de son invention donnent aujourd’hui accès à une technologie innovante. Elle s’utilise dans la gestion des entreprises et des stocks.

Voyons donc comment la RFID a commencé. Il se peut que nous devions remonter jusqu’aux 85 dernières années.


Le descendant du radar pendant la guerre

Durant la Seconde guerre mondiale, les adversaires se confrontent au problème d’identification des avions s’approchant de leur base. Ils doivent pouvoir se préparer à se protéger à des kilomètres de distance.

En 1935, un physicien écossais du nom de « Sir Robert Alexander Watson-Watt » résout partiellement le problème. Il invente un détecteur de radar largement utilisé ensuite par les pays de l’Axe, y compris l’Allemagne et le Japon. Les pays de l’Alliance, l’Amérique et la Grande-Bretagne s’en servent aussi. A cette époque, ils utilisent tous cette technologie radar pour détecter les avions.

Cependant, cette technologie radar n’est pas capable d’identifier avec précision l’identité des avions. Elle peut uniquement détecter l’objet à une certaine distance. Les allemands résolvent finalement le problème en faisant tourner l’avion autour de la base en renvoyant le signal. Cela provoque la modification du signal radio réfléchi et crée le signal spécifique pour les allemands. C’est ce qu’on appelle un système RFID passif car il est capable d’identifier les objets à partir de la réflexion du signal.

Certes, la façon dont les soldats allemands résolvent le problème relève d’une prouesse. Toutefois, elle nécessite beaucoup de travail et de temps aux pilotes. C’est pourquoi Watson-Watt, un pionnier britannique invente une autre technologie radar. Il met au point le système appelé « Identify friend or foe (IFF) system » (système d’identification ami ou ennemi). Ce système pouvait donc déterminer si l’avion provenait de leurs ennemis ou de leurs alliés.

Ce nouveau système consiste à installer l’émetteur dans l’avion britannique. Le processus consiste à détecter le même signal radar depuis le sol et à le renvoyer à la base pour confirmer qu’il ne s’agit pas d’un ennemi. C’est ainsi que le système RFID fonctionne. Il implique une communication et une transmission entre le récepteur et l’émetteur. Le mécanisme est également similaire à celui de la RFID utilisée dans le système de gestion des entrepôts.


RFID, la technologie radar appliquée et les ondes radio

Après la Seconde guerre mondiale, la technologie de détection des ondes radio et des radars s’utilise largement. Aux États-Unis, en Europe, au Japon, elle sert à la détection d’objets à grande distance dans de nombreux secteurs. L’une de ces détections est appliquée au système de sécurité des détaillants. On y appose l’étiquette RFID appelée « Electronic article surveillance (EAS)« . Elle peut détecter les radiofréquences et informe sur le statut du produit. Pour preuve, le signal de l’étiquette RFID reste actif tant que le produit n’est pas payé. Par conséquent, il déclenche une alarme lorsque quelqu’un sort du magasin avec un produit non payé. Ainsi, la prévention du vol s’améliore grandement.

Néanmoins, l’utilisation du système EAS/RFID n’est pas très répandue en Thaïlande. En effet, le système EAS/champ électromagnétique est plus populaire pour détecter les vols.

Au début de 1973, Mario W. Cardulla obtient un brevet pour l’invention d’une étiquette RFID active. Sa mémoire peut être réinscrite.

La même année, Charles Walton obtient un brevet pour l’invention d’une étiquette RFID passive. Elle est utilisée dans le système de verrouillage des portes connu essentiellement sous le nom de « Key card system« . Pour illustrer son propos, il insère une étiquette RFID dans une carte-clé et installe le lecteur sur la porte. La porte se déverrouille automatiquement si le lecteur peut identifier et valider la carte.

Un système RFID est également développé et répandu dans les secteurs publics. Il est utilisé pour suivre les matières nucléaires qui entrent dans l’industrie à Los Alamos au Nouveau-Mexique, aux États-Unis. L’émetteur-récepteur radar est fixé au camion tandis que le lecteur est fixé à la porte. Si le signal et le numéro d’identification de l’émetteur-récepteur sont les mêmes que ceux du lecteur, le portail s’ouvre. Ce système est ensuite utilisé aux barrières de péage.

En outre, la technologie RFID est également introduite dans l’agriculture aux États-Unis. Elle permet de suivre les vaches et d’indiquer si elles sont vaccinées ou si elles reçoivent leurs médicaments. Le système a été développé pour être utilisé à basse fréquence radio (125kHz). Cela permet de réduire la taille de l’émetteur-récepteur afin qu’il puisse s’injecter dans la peau. Étonnamment, cette technologie est largement utilisée jusqu’à présent.


RFID, l’ultra-haute fréquence (UHF)

IBM invente le système RFID à ultra-haute fréquence (UHF). Celui-ci reçoit le signal à une distance allant jusqu’à 6 mètres et transmet l’information beaucoup plus rapidement. Ce système suscite donc beaucoup d’attention et est adopté dans le Walmart puis vendu à Intermec. Cependant, le coût élevé et l’absence de support des normes internationales freinent l’utilisation plus large de l’UHF. Ce qui entraîne une baisse des ventes.

En 1999, la technologie RFID UHF regagne finalement en popularité. De nombreuses organisations se regroupent pour créer le centre de recherche appelé « Auto-ID center » au Massachusetts institute of technology. Il s’agit de créer la norme technologique nécessaire pour que l’UHF puisse être utilisée plus largement dans les affaires.

En outre, les chercheurs développent également la technologie RFID pour qu’elle puisse être utilisée au-delà de l’aide à la gestion de base des stocks. Celle-ci ne peut qu’identifier un objet et informer sur son état. Ils relient donc les informations RFID à l’internet. Ce qui permet aux gestionnaires de connaître en temps réel une expédition de marchandises et un niveau de stock actuel. L’historique de la gestion des stocks devient ainsi plus facile et plus pratique.

A travers  l’histoire de la technologie RFID, nous voyons qu’elle a apporté de nombreux avantages aux gens. Tous les domaines en bénéficient : militaire, économique et social. En outre, cette technologie peut encore se développer beaucoup plus afin de créer une expérience agréable pour les clients.

 

Sources : Medium

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